dimanche 5 décembre 1999

Anniversaire du Roi, ses 72 ans. Pour nous, une journée superbe, comme on en rêverait ; en condensant en une phrase cela donnerait "bateau mer île jungle coraux poissons".

Un bateau nous attendait donc à 9h comme convenu, pour nous emmener vers Hong Island. Il fait nettement meilleur ce matin, et même si des alto-cirrus de traîne sont encore présents, il s'agit bien de la fin de la perturbation, que le soleil confirme an traversant allègrement cette couche de nuages. Il fait bon sur la mer d'Andaman, et je me plais à admirer ces concrétions karstiques si nombreuses, chacun étant une véritable île. Depuis le petit îlot rocheux de quelques mètres jusqu'à la véritable île de quelques kilomètres, pour être plus précis. Chacun plonge verticalement dans la mer, couvert de végétation, et ce spectacle est fascinant.

les falaises

Nous approchons de Hong Island. Petit tour le long des parois pour commencer, et par une ouverture nous pénétrons dans un magnifique golfe intérieur, grâce à la marée haute, car dans ce cirque bordé de falaises, un mètre d'eau de profondeur, une eau claire et transparente, vert émeraude, et des falaises de quarante mètres autour de cette eau… Un spectacle sauvage surtout avec cette végétation luxuriante, et ce calcaire travaillé par les pluies de mousson.

le calcaire

Tour de l'île bouclé, nous arrivons sur une plage. La sable blanc, et si fin, qui coule tendrement dans la main, une eau émeraude, qui commence par le sable et se continue par le récif corallien, magnifique même s'il n'y a quasiment plus de coraux. Et puis ces poissons jaunes, bleus, noirs, rayés zébrés tachetés, ces oursins d'un noir suie profond, avec une vulve orange et un collier de points bleu intense. Je retrouve des situations vues à l'aquarium tropical de la porte Dorée, tels ces poissions clowns orange et noir qui jouent et se camouflent dans des algues vertes.

Deuxième île, sans grand intérêt, puis la troisième, Paradise Island, sauvage à souhait. Une plage, des falaises abruptes, deux cabanes en bois et une grotte. Le sable est fin, encore un peu de plongée, mais la mer est descendue, et le massif corallien et ses oursins affleurent, il faut louvoyer. La descente du massif est très abrupte, et l'eau change de température fréquemment. Au pied d'une falaise, une grotte se prolonge dans la mer. Tout ceci est si magnifique.

Mais il faut rentrer, retrouver les fantômes de l'hôtel Andaman. Heureusement, j'avais acheté deux livres qui se sont révélés excellents : "le méridien de Greenwich" d'Echenoz, et "Mon grand appartement" de Christian Oster. Cela fait si longtemps que je n'ai pas dévoré un livre en deux jours.

Le repas du soir, à l'hôtel Andaman, a été plutôt médiocre.